La procédure de rétablissement personnel
Le rétablissement personnel
Pour résumer de façon simple, on va dire que le rétablissement personnel est une sorte une "faillite civile", comme on la pratique en Alsace-Moselle.
La justice va vous faire vendre pratiquement tous vos biens pour rembourser vos créanciers.
Une fois que cela est fait, votre dette est épongée et vous ne devez plus rien. Même si vos créanciers ne sont pas entièrement remboursés.
Par exemple : vous devez 80 000 € à vos créanciers. Vous êtes locataire et le seul bien qui vous reste est votre vieille voiture qui est estimée à 5000 €.Vos créanciers se partageront les 5000 € et le reste passe aux oubliettes.
Mais attention, ce n'est pas si simple ! Avec le rétablissement personnel vous serez fiché Banque de France, vous ne contracterez donc plus de si tôt un crédit, etc ...
Lorsque l'insolvabilité du débiteur à un caractère "irrémédiable", il peut demander l'ouverture d'une procédure de rétablissement personnel. Cette procédure n'est pas automatique, elle ne se fait qu'avec l'accord du débiteur. Un formulaire lui sera remis pour lui expliquer la procédure et les conséquences auxquelles elle l'expose (vente de ses biens). Le recours à cette procédure de rétablissement personne peut-être fait à tout moment :
-

Au dépôt du dossier par le débiteur, si la commission de surendettement constate la gravité extrême de la situation économique.
- Au cours de l'exécution du plan de rétablissement personne, lorsque l'aggravation de la situation économique du débiteur ne lui permet plus de rembourser ses créanciers.
- A l'occasion d'un recours devant le juge de l'exécution, pour contester les décisions de la commission. Le juge peut proposer au débiteur d'engager une procédure de rétablissement personnel.
- Lorsque la commission commission de surendettement a du retard dans l'examen des dossiers. Neuf mois après le dépôt du dossier, le débiteur peut demander au juge de l'exécution d'ouvrir la procédure de rétablissement personne en s'adressant au greffe du tribunal compétent. Il indiquera la commission commission de surendettement à laquelle il s’était adressé, afin que le tribunal puisse récupérer son dossier.
La saisine du juge entraîne la suspension des procédures en cours, sauf pour les dettes alimentaires.
Phase 1 de la procédure de rétablissement personnel
- Le juge, dans le délai d'un mois, convoque le débiteur et les créanciers, éventuellement le travailleur social désigné par le débiteur ou sélectionné par le juge. Cette audition lui permet de vérifier que la situation du débiteur justifie l'ouverture de la procédure de rétablissement personne.
- La convocation est faite par lettre recommandée, doublée par une lettre simple pour le débiteur.
- Le jugement d'ouverture est notifié aux parties concernées en recommandé. Il entraîne la suspension des procédures en cours, sauf pour les dettes alimentaires.
Phase 2 de la procédure de rétablissement personnel

Le juge va prendre un certain nombre de mesures et confier plusieurs missions à un mandataire, à moins qu'il ne veuille s'en charger lui même. Le mandataire est choisi sur une liste comprenant des personnes venant d'horizons différents. Cette liste est composée de mandataires judiciaires spécialistes des procédures de liquidation, d'huissiers, d'associations familiales, tutélaires, de consommateurs.
Le mandataire est rémunéré selon un tarif fixé par un arrêté. La rémunération est prélevée sur le prix de vente des biens du débiteur ou versée par le débiteur, suivant la décision du juge, en tenant compte de ses ressources. Le Trésor conserve ces frais à sa charge lorsque ces ressources sont insuffisantes.
L'enquête sociale
Le juge peut missionner un mandataire pour réaliser une enquête sociale à l'issue de laquelle, il peut ordonner le suivi social du débiteur.
L'appel aux créanciers

Le juge désigne un mandataire, ou procède lui même aux mesures de publicité destinées à rechercher d'éventuels créanciers non déclarés par le débiteur. La publicité est faite au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales dans les 15 jours à compter du jugement ou de la réception du jugement par le mandataire désigné. Elle précise les nom et prénoms du débiteur, sa date de naissance, le numéro du département de sa résidence, la date du jugement d'ouverture et l'indication du tribunal qui l'a prononcé.
Un délai de deux mois est laissé aux créanciers pour faire valoir leurs créances. Les créances non déclarées dans ce délai sont écartées, sauf aux créanciers à justifier du retard apporté à se faire connaître.
Les créanciers doivent justifier leur créance en précisant l'origine, le montant de la dette en principal, intérêts, accessoires et frais, le rang de la créance si elle bénéficie d'un privilège ou d'une sûreté. Le créancier doit également indiquer s'il a entrepris une procédure en recouvrement de sa créance.
Le bilan de la situation économique et sociale
- Le mandataire désigné par le juge a 4 mois pour remplir sa mission. Il vérifie les créances et évalue les dettes et les biens mobiliers ou immobiliers appartenant au débiteur. Celui-ci ne peut plus en disposer ou les vendre sans l'autorisation du mandataire.
- Le mandataire proposera un plan au juge, si à l'issue du bilan il s'avère qu'un remboursement des créanciers est envisageable.
- Le débiteur et ses créanciers reçoivent une copie du bilan en recommandé avec avis de réception.
- Le greffe convoque le débiteur et les créanciers à une audience du tribunal au cours de laquelle le juge examinera les contestations émises par le débiteur ou par les créanciers.
- Ces contestations doivent préalablement être faites par lettre recommandée avec demande d'avis de réception adressée au greffe du tribunal compétent, quinze jours avant l'audience fixée.
- Le juge rend une décision, qui selon le bilan économique, sera une liquidation ou une clôture pour insuffisance d'actif, voire un plan de redressement.
- Ce jugement peut faire l'objet d'un appel.
Phase 3 de la procédure de rétablissement personnel
Le juge a prononcé la liquidation. Il nomme un liquidateur pour vendre les biens du débiteur. Le mandataire qui a suivi le dossier peut être chargé de la vente. La vente se fait à l'amiable ou au tribunal. Dans le premier cas, le liquidateur prévient le débiteur par lettre simple.
Sont exclus de la vente :
- les meubles nécessaires à la vie courante (voir ci-après)
- les biens non professionnels indispensables à l'exercice de l’activité professionnelle (voiture)
- Sont également exclus les biens dont les frais de vente seraient manifestement disproportionnés au regard de leur valeur vénale.

Pour la vente des biens mobiliers, le juge fixe la mise à prix des biens et les conditions de la vente, après leur estimation par expert en cas de difficulté. En l'absence d'enchères au prix fixé, le prix pourra être baissé. La vente doit être réalisée dans le délai d'un an. Suivant les circonstances, ce délai pourrait être prolongé.
La vente d'un bien immobilier reste de la compétence du tribunal de grande instance, mais la mise à prix et les conditions de vente sont fixées par le juge de l'exécution.
Le produit de la vente des biens mobiliers est distribué aux créanciers après paiement du liquidateur et des frais de justice.
Lorsque le produit de la vente est suffisant pour rembourser les créanciers, le juge clôt la procédure. Dans le cas contraire, le juge prononce la clôture de la procédure de rétablissement personne "pour insuffisance d'actif". Les dettes sont effacées, sauf les dettes alimentaires, les dettes payées par une caution, et les dommages et intérêts et amendes consécutifs à une condamnation pénale.
Le jugement de rétablissement personne est inscrit au fichier national des incidents de paiement pour une durée de 8 ans.
A voir également sur le site :
Le surendettement : les causes du surendettement sont de nos jours nombreuses, il y a le surendettement passif et le surendettement actif. On peut d'ailleurs citer les chiffres du surendettement qui parlent également le problème du ficp. Heureusement il y a des solutions efficaces tels que le dossier de surendettement, le rachat de crédit, le rétablissement personnel et la vente à réméré. Le surendettement
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Lorsque l'insolvabilité du débiteur à un caractère "irrémédiable", il peut demander l'ouverture d'une procédure de rétablissement personnel. Cette procédure n'est pas automatique, elle ne se fait qu'avec l'accord du débiteur. Un formulaire lui sera remis pour lui expliquer la procédure et les conséquences auxquelles elle l'expose (vente de ses biens). Le recours à cette procédure peut-être fait à tout moment : - au dépôt du dossier par le débiteur, si la commission constate la gravité extrême de la situation économique ; - au cours de l'exécution du plan de redressement, lorsque l'aggravation de la situation économique du débiteur ne lui permet plus de rembourser ses créanciers ; - à l'occasion d'un recours devant le juge de l'exécution, pour contester les décisions de la commission. Le juge peut proposer au débiteur d'engager une procédure de rétablissement personnel ; - lorsque la commission a du retard dans l'examen des dossiers. Neuf mois après le dépôt du dossier, le débiteur peut demander au juge de l'exécution d'ouvrir la procédure en s'adressant au greffe du tribunal compétent. Il indiquera la commission à laquelle il s’était adressé, afin que le tribunal puisse récupérer son dossier. La saisine du juge entraîne la suspension des procédures en cours, sauf pour les dettes alimentaires. Phase 1 Le juge, dans le délai d'un mois, convoque le débiteur et les créanciers, éventuellement le travailleur social désigné par le débiteur ou sélectionné par le juge. Cette audition lui permet de vérifier que la situation du débiteur justifie l'ouverture de la procédure. > La convocation est faite par lettre recommandée, doublée par une lettre simple pour le débiteur. > Le jugement d'ouverture est notifié aux parties concernées en recommandé. Il entraîne la suspension des procédures en cours, sauf pour les dettes alimentaires. Phase 2 Le juge va prendre un certain nombre de mesures et confier plusieurs missions à un mandataire, à moins qu'il ne veuille s'en charger lui même. Le mandataire est choisi sur une liste comprenant des personnes venant d'horizons différents. Cette liste est composée de mandataires judiciaires spécialistes des procédures de liquidation, d'huissiers, d'associations familiales, tutélaires, de consommateurs. Le mandataire est rémunéré selon un tarif fixé par un arrêté. La rémunération est prélevée sur le prix de vente des biens du débiteur ou versée par le débiteur, suivant la décision du juge, en tenant compte de ses ressources. Le Trésor conserve ces frais à sa charge lorsque ces ressources sont insuffisantes. L'enquête sociale Le juge peut missionner un mandataire pour réaliser une enquête sociale à l'issue de laquelle, il peut ordonner le suivi social du débiteur. L'appel aux créanciers Le juge désigne un mandataire, ou procède lui même aux mesures de publicité destinées à rechercher d'éventuels créanciers non déclarés par le débiteur. La publicité est faite au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales dans les 15 jours à compter du jugement ou de la réception du jugement par le mandataire désigné. Elle précise les nom et prénoms du débiteur, sa date de naissance, le numéro du département de sa résidence, la date du jugement d'ouverture et l'indication du tribunal qui l'a prononcé. Un délai de deux mois est laissé aux créanciers pour faire valoir leurs créances. Les créances non déclarées dans ce délai sont écartées, sauf aux créanciers à justifier du retard apporté à se faire connaître. Les créanciers doivent justifier leur créance en précisant l'origine, le montant de la dette en principal, intérêts, accessoires et frais, le rang de la créance si elle bénéficie d'un privilège ou d'une sûreté. Le créancier doit également indiquer s'il a entrepris une procédure en recouvrement de sa créance. Le bilan de la situation économique et sociale Le mandataire désigné par le juge a 4 mois pour remplir sa mission. Il vérifie les créances et évalue les dettes et les biens mobiliers ou immobiliers appartenant au débiteur. Celui-ci ne peut plus en disposer ou les vendre sans l'autorisation du mandataire. Le mandataire proposera un plan au juge, si à l'issue du bilan il s'avère qu'un remboursement des créanciers est envisageable. > Le débiteur et ses créanciers reçoivent une copie du bilan en recommandé avec avis de réception. Le greffe convoque le débiteur et les créanciers à une audience du tribunal au cours de laquelle le juge examinera les contestations émises par le débiteur ou par les créanciers. Ces contestations doivent préalablement être faites par lettre recommandée avec demande d'avis de réception adressée au greffe du tribunal compétent, quinze jours avant l'audience fixée. Le juge rend une décision, qui selon le bilan économique, sera une liquidation ou une clôture pour insuffisance d'actif, voire un plan de redressement. > Ce jugement peut faire l'objet d'un appel. Phase 3 Le juge a prononcé la liquidation. Il nomme un liquidateur pour vendre les biens du débiteur. Le mandataire qui a suivi le dossier peut être chargé de la vente. La vente se fait à l'amiable ou au tribunal. Dans le premier cas, le liquidateur prévient le débiteur par lettre simple. Sont exclus de la vente : les meubles nécessaires à la vie courante (voir ci-après), les biens non professionnels indispensables à l'exercice de l’activité professionnelle (voiture). Sont également exclus les biens dont les frais de vente seraient manifestement disproportionnés au regard de leur valeur vénale. . Pour la vente des biens mobiliers, le juge fixe la mise à prix des biens et les conditions de la vente, après leur estimation par expert en cas de difficulté. En l'absence d'enchères au prix fixé, le prix pourra être baissé. La vente doit être réalisée dans le délai d'un an. Suivant les circonstances, ce délai pourrait être prolongé. . La vente d'un bien immobilier reste de la compétence du tri- LA PROCEDURE DE RETABLISSEMENT PERSONNEL INC Hebdo IX Les plans sont longs et il peut survenir des faits nouveaux qui vous empêchent de respecter vos engagements. Retournez voir la commission et demandez un nouvel examen de votre dossier en expliquant les causes de vos difficultés. Un nouveau plan vous sera proposé si votre demande est justifiée. Tout incident est à signaler à la commission. Par exemple, certains créanciers se sont trompés dans leur programme informatique et la machine continue à vous demander des paiements alors que la dette est soldée, d’autres essaient de vous réclamer un passe droit. Vous ne payez plus ? Les créanciers alerteront la commission ou reprendront les poursuites devant le juge. La commission vous enverra une mise en demeure de reprendre vos versements sous quinze jours. À défaut et si vous n’avez pas de bonnes raisons pour avoir suspendu vos règlements, le plan sera annulé et les créanciers pourront s’adresser au tribunal. Chantal MARTIN L’EXÉCUTION DU PLAN POUR VOUS AIDER • Les associations de consommateurs et spécialisées, la Direction départementale de la consommation. • Le site portail de la consommation : http://www.conso.net.fr • Les centres d’information sur l’habitat (ADIL) : liste des centres au 01 42 02 65 95 et sur Internet : anil.org. Les consultations sont gratuites. NOTES JURIDIQUES COMPLÉMENTAIRES - Le juge de l’exécution (J 184). - Difficultés de paiement : demander des délais (J 189). - Saisies immobilières (J 60). - Les fichiers et la banque (J 194). - L’expulsion (J 166). - Le compte bancaire (J 217, page 2 “le droit au compte”) bunal de grande instance, mais la mise à prix et les conditions de vente sont fixées par le juge de l'exécution. Le produit de la vente des biens mobiliers est distribué aux créanciers après paiement du liquidateur et des frais de justice. Lorsque le produit de la vente est suffisant pour rembourser les créanciers, le juge clôt la procédure. Dans le cas contraire, le juge prononce la clôture de la procédure "pour insuffisance d'actif". Les dettes sont effacées, sauf les dettes alimentaires, les dettes payées par une caution, et les dommages et intérêts et amendes consécutifs à une condamnation pénale. > Le jugement est inscrit au fichier national des incidents de paiement (FICP) pour une durée de 8 ans.
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